« Walt Disney : Promesses économiques grandioses à l’épreuve des élections législatives »

À la veille des élections législatives, le paysage politique français est marqué par des propositions économiques clairement divergentes de la part des principaux partis d’opposition.

D’un côté, nous avons la NUPES qui propose un programme résolument keynésien axé sur la stimulation de la demande intérieure. Le plan de la coalition de gauche envisage une série de dépenses publiques importantes, débutant par une injection de 25 milliards d’euros dès le mois de juillet.

Parmi les mesures phares, on retrouve le retour de l’âge de la retraite à 60 ans et une augmentation substantielle du point d’indice des fonctionnaires de 10%, du SMIC à 1 600 euros net, des aides au logement de 10%, et la gratuité totale de l’école publique. Ces mesures visent à accroître la consommation et à stimuler la croissance économique à travers un « choc fiscal », qui inclut aussi le retour de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) et une réforme ambitieuse de la fiscalité avec un barème progressif de l’impôt sur le revenu redéfini en 14 tranches.

De l’autre côté, le Rassemblement National (RN) dirigé par Jordan Bardella, présente un programme qui contraste radicalement avec celui de la NUPES, (excepté la retour sur la réforme des retraites), en se concentrant sur une politique de l’offre.

Le RN propose une baisse significative de la TVA sur les produits de première nécessité tels que l’électricité, le gaz, et les carburants, une mesure estimée à 17 milliards d’euros. De plus, le parti s’engage à réduire les impôts des entreprises, en promettant la suppression totale de la Contribution sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE) et d’autres allègements fiscaux qui bénéficieraient principalement aux entreprises nouvelles et petites, ainsi qu’aux jeunes entrepreneurs de moins de 30 ans. Le RN envisage également des réductions d’impôts ciblées pour les particuliers, notamment par des exonérations pour les jeunes et des avantages fiscaux accrus pour les familles à partir du deuxième enfant.

Ces propositions, radicalement opposées, illustrent les visions divergentes des partis pour répondre aux défis économiques de la France. Alors que la NUPES mise sur une relance par la consommation et les dépenses publiques, le RN privilégie le soutien au pouvoir d’achat et la compétitivité des entreprises à travers des baisses d’impôts. Ces stratégies, chacune avec ses promesses et ses défis, vont clairement influencer le choix des électeurs dans les urnes.

Dans le contexte actuel, ces programmes semblent toutefois relever davantage du rêve que de la réalité. En effet, les défis tels que le faible taux d’emploi, notre forte demande intérieur qui accroit notre déficit commercial exacerbé, les contraintes budgétaires, et la censure de certaines mesures par le conseil constitutionnel, posent question sur la faisabilité de ces mesures. Ce qui souligne une certaine déconnexion entre les promesses électorales et les capacités réelles de mise en œuvre.

En conclusion, la campagne actuelle déçoit par son manque de discussion sur des problématiques économiques cruciales : la baisse de productivité, le faible taux d’emploi, la baisse de la natalité qui risque de devenir un enjeu majeur, la crise du logement, et la nécessité d’une politique de rigueur pour le maintien des dépenses publiques. Ces questions essentielles restent largement ignorées, laissant les électeurs face à des propositions qui semblent plus utopiques qu’ancrées dans la réalité des défis économiques du pays. Toutefois, il convient de rappeler que les promesses n’engagent que ceux qui y croient…

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