La crise du covid a profondément bouleversé nos vies sanitaires, et nos situations économiques.
Le PIB a chuté partout dans chaque pays du globe,
Qu’en est-il du modèle Africain ? Résiste-il à la crise économique ? A -il reçu des aides publiques pour faire face à la crise ?
NOUS L’ANALYSONS DANS

R comme récession, en Afrique ce n’est pas une situation si connue. Pour la première fois depuis 25 ans, l’Afrique est entré en récession.
La crise sanitaire a très peu touché le continent africain. En effet, fin 2020, le continent a enregistré 5% des cas de contaminations dans la monde alors qu’il abrite 17 % de la population mondiale. La jeunesse, ainsi que les mesures du confinement, ont protégé les populations locales.
D’un point de vue économique, en Octobre 2020, l’Afrique enregistrait une récession historique de -2.6 % du PIB.
Même si certains pays ont pu se défendre face à la crise économique (Kenya, Tanzanie, ou Le Sénégal), grâce notamment à la montée du cour de l’or, et de la pluralité de leur économie, dans la grande majorité, les pays ont subi une crise assez violente en partie à cause de la baisse des prix des matières premières.
Les pays dépendants du tourisme comme le Maroc, le Cap Vert ou l’Egypte, l’estimation du recul de la croissance est de -11.5% pour l’ensemble du groupe.
De plus, les investissements directs à l’étranger (IDE) se sont écroulés de 40 %, et les transferts d’argent (ressource principale étrangères en Afrique) ont diminué de 20%.
Le FMI a recommandé au continent, un plan de relance à la hauteur de 1200 milliards d’euros sur trois ans.
Même si les autorités ont annoncés des mesures pouvant atteindre 2.5 % du PIB, la grande majorité des pays n’ont pas pu installer un plan de relance.
En effet, la politique monétaire n’est pas la même en en Afrique que dans les autres continents. Ce continent ne bénéficie pas de plan de relance, où une grande partie des dépenses publiques sont financées par des rentrées d’argent externes.
Le déficit budgétaire du continent a chuté à un niveau historique de 8.4% pendant la crise sanitaire en 2020.
De plus, l’extrême pauvreté menace jusqu’à 43 millions de personnes.
Les économistes prévoient pour cette année, une croissance qui se reprendra à 3.7% du PIB pour ce continent.
Cependant, afin de retrouver le PIB d’avant crise, il devra patienter 4 ans environ.
Dans l’urgence, aujourd’hui pour ces pays comme d’autres dans le monde, l’accélération de la vaccination est primordiale, et le fait que chaque pays aient tous accès au vaccin.
Que faudra -il faire si une crise resurgit à court/ moyen terme ?
Pour le continent, il faudra se réinventer, en étant moins dépendant aux matières premières, et ne plus être dépendant du reste du monde. Quand le monde subi une crise, l’Afrique en est parmi la première visée.
Enfin, il faudra par ailleurs investir de façon massive dans l’éducation, et la protection sociale qui est une nécessité pour l’Afrique.
En conclusion, nous pouvons estimer que bien que cette crise n’a pas été la plus virulente sur le plan sanitaire, elle l’a été sur le plan économique.
Enregistrant une première récession depuis 25 ans, ce pays dépendant énormément de ses matières premières, son économie a chuté lors de l’année 2020.
Ce qu’il faut par ailleurs retenir, c’est que ce continent n’a pas la possibilité d’avoir des plans de relance comme le fait par exemple la BCE ou la Fed, mais dispose simplement de rentrées d’argent externes pour assurer son financement.
Pour l’avenir, il faudra donc innover, et réinventer de nouvelles productions, technologies, afin de devenir un jour un contient leader en matière économique dont beaucoup d’experts le pensent depuis des années. Cela passera donc par ailleurs, par un investissement colossal pour son système de santé, et pour son éducation qui aujourd’hui ne sont pas à la hauteur.
On espère que la nouvelle zone de libre échange continentale Africaine (ZLECAF) qui a vu le jour depuis Janvier 2021, devrait déjà facilité les échanges intra-africains.
Même si c’est un travail de long terme…
